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Ouvrages Année : 2016

The Environmental Crisis in China

La crise environnementale en Chine

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Résumé

All indicators are red in terms of the environment in China: air, water and soil pollution, soil erosion, desertification, acid rain, waste management, greenhouse gas (GHG) emissions ). All the books, reports and analyzes of the international organizations and Chinese are unanimous to highlight the severity of pollution problems in China. Even the Chinese authorities, who very often seek to mask the shadows of the country's economic success, now recognize that the country is going through a major environmental crisis. The worrying signs of the human and economic consequences of this environmental crisis are multiplying every day without any precise measurement of its full extent. The most successful and most serious studies (World Bank and the Ministry of the Environment of China) report an annual cost of pollution which, according to calculations and estimates, is between 5.8 and 8 % Of the country's annual GDP. Moreover, despite the fact that the Chinese population is the main victim of the degradation of the ecosystem, the evolution of the environmental situation in China is not only a national issue. Both Korea, Japan, Taiwan, are affected by air pollution from China. The Hong Kong Special Autonomous Region, which was reclaimed by the British to China in July 1997, has seen its levels of air pollution deteriorate alarmingly in the last two decades. Air pollution in China now regularly affects North America, especially during spring when sandstorms are most intense in northwestern China due to soil erosion and Desertification has accelerated since the early 1980s. China has also become the world's largest greenhouse gas emitting country (GHG), ahead of the United States in 2007. It is also projected, International energy agency, is responsible for almost three-quarters of global GHG growth by 2030. The magnitude of the ecosystem degradation in China is therefore Still need to be recalled, a global problem with important consequences for the planet's environmental future. The pace of growth of the Chinese middle class, the evolution of its consumption patterns, its political attitude towards environmental degradation are crucial data in the future evolution of global warming. The Government took note of this degradation belatedly. It was not until the early 2000s that serious and ambitious legislation was put in place to promote healthier and sustainable growth. At the political level, it was necessary to await the many episodes of "airpocalypse" in the Chinese capital during the winter of 2013, so that the government finally decided to strengthen and apply more seriously the environmental legislation that was largely ignored by the Producers. A race against time is therefore well underway between ambitious public policies on the environmental level and the continuing degradation of the ecosystem in China. Although it is still too early to judge recent public policies assisted by new political will, the many challenges posed by this environmental crisis are still far from being met. Despite genuine public policy efforts and significant advances in renewable energy, China is far from seeing the end of the tunnel. Indeed, the structural reasons which led it to this unprecedented environmental crisis in world economic history are far from being neutralized by public policies. For these reasons, demography, urbanization or energy dependence on coal will not change favorably for decades. Other structural factors, such as the various aspects of the mode of growth of the economy or the authoritarian nature of the political system, are gradually evolving, but too slowly to bring about a rapid improvement in the environmental situation. China is likely to continue to face a paradoxical situation in the years to come: it is both the world's largest laboratory and global investor in green energy, but also the largest consumer of coal in the world. In short, although China is at a turning point in its mode of economic growth (less growth and heavy industry and more services) and energy (peak consumption of coal), it will still be necessary to Long years before long-term sustainable growth can be achieved on an environmental basis.
Tous les clignotants sont au rouge en matière d’environnement en Chine : pollution de l’air, de l’eau et des sols, érosion des sols, désertification, pluies acides, gestion des déchets, émissions des gaz à effet de serre (GES). L’ensemble des ouvrages, rapports et analyses des organisations internationales et chinoises sont unanimes pour souligner la sévérité des problèmes de pollution en Chine. Même les autorités chinoises qui très souvent cherchent à masquer les zones d’ombres de la réussite économique du pays, reconnaissent désormais que le pays traverse une crise environnementale majeure. Les signes inquiétants des conséquences humaines et économiques de cette crise environnementale se multiplient chaque jour sans que l’on puisse encore en mesurer précisément toute l’ampleur. Les études les plus abouties et les plus sérieuses (Banque Mondiale et le Ministère de l’Environnement de Chine) font état d’un coût annuel de la pollution qui se situerait, selon les calculs et les estimations, entre 5,8% et 8% du PIB annuel du pays. Par ailleurs, malgré le fait que la population chinoise soit la principale victime des dégradations de l’écosystème, l’évolution de la situation environnementale en Chine n’est pas une question uniquement nationale. Les deux Corée, le Japon, Taiwan, sont touchés par la pollution de l’air provenant de Chine. La Région spéciale autonome de Hong Kong, rétrocédée par les britanniques à la Chine en juillet 1997, voit ses niveaux de pollution de l’air se dégrader de manière alarmante depuis deux décennies. La pollution de l’air en Chine affecte désormais régulièrement l’Amérique du Nord, notamment au moment du printemps lorsque les tempêtes de sable sont les plus intenses dans le nord ouest de la Chine en raison d’une érosion des sols et d’une désertification qui s’est accélérée depuis le début des années 1980. La Chine est également devenue le premier pays émetteur de gaz à effet de serre (GES), devançant les États-Unis en 2007. Elle devrait également, selon les projections de l’agence internationale de l’énergie, être à l’origine de près des trois quarts de l’augmentation des GES dans le monde d’ici à 2030. L’ampleur des dégradations de l’écosystème en Chine est donc, s’il était encore besoin de le rappeler, un problème d’ordre planétaire, aux conséquences importantes pour l’avenir environnemental de la planète. Le rythme de progression de la classe moyenne chinoise, l’évolution de ses modes de consommation, son attitude politique par rapport à la dégradation de l’environnement sont des données capitales dans l’évolution future du réchauffement de la planète. Le gouvernement a pris acte tardivement de cette dégradation. Ce n’est qu’au début des années 2000 qu’une législation sérieuse et ambitieuse est mise en place pour promouvoir une croissance plus saine et durable. Au niveau politique, il a fallu attendre les nombreux épisodes « d’airpocalypse » dans la capitale chinoise durant l’hiver 2013, pour que le gouvernement se décide enfin à renforcer et à appliquer plus sérieusement la législation environnementale qui était très largement ignorée par les producteurs. Une course contre la montre est donc bien engagée entre des politiques publiques ambitieuses sur le plan environnemental et la poursuite de la dégradation de l’écosystème en Chine. Bien qu’il soit encore trop tôt pour juger des récentes politiques publiques aidées par une nouvelle volonté politique, les nombreux défis que pose cette crise environnementale sont encore loin d’être relevés. Malgré des efforts réels sur le plan de l’action publique et des avancées considérables dans le domaine des énergies renouvelables, la Chine est loin d’entrevoir le bout du tunnel. En effet, les raisons structurelles qui l’ont menée à cette crise environnementale sans précédent dans l’histoire économique mondiale sont loin d’être neutralisées par les politiques publiques. Parmi ces raisons, la démographie, l’urbanisation ou la dépendance énergétique à l’égard du charbon, n’évolueront pas favorablement avant des décennies. D’autres facteurs structurels, comme les différents aspects du mode de croissance de l’économie, ou bien le caractère autoritaire du régime politique, évoluent progressivement, mais encore trop lentement pour qu’ils puissent provoquer une amélioration rapide de la situation environnementale. La Chine devrait continuer dans les années à venir à vivre une situation paradoxale : elle est à la fois le plus grand laboratoire et investisseur mondial dans les énergies vertes, mais aussi le plus important consommateur de charbon au monde. Bref, même si la Chine est en train d’atteindre un point d’inflexion dans son mode de croissance économique (moins de croissance et d’industrie lourde et plus de services) et énergétique (pic de consommation de charbon), il faudra encore attendre de longues années avant de voir naître une croissance soutenable à long terme sur le plan environnemental.
Fichier non déposé

Dates et versions

hal-01421968 , version 1 (23-12-2016)

Identifiants

  • HAL Id : hal-01421968 , version 1

Citer

Jean-François Huchet. La crise environnementale en Chine : Evolutions et limites des politiques publiques. Presses de SciencesPo. Presses de SciencesPo, pp.160, 2016, 978-2-7246-1950-8. ⟨hal-01421968⟩
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